Vers un 3e mois sans salaire au SIOM suite au lockout de SEPUR

Renforçons notre solidarité


Après la séance de référé en Conseil des Prudhommes de Lonjumeau le 17 janvier, les éboueurs ont encore besoin de notre soutien

La réunion est appréciée positivement par les éboueurs comme l'indique ce compte rendu vidéo
et le résultat du délibéré sera publié le 7 février.

Cela dit, les éboueurs ne sont toujours pas payés et les provocations décrites ci après continuent et nous devons continuer notre soutien

Les provocations et le mépris de la SEPUR envers les éboueurs continuent

Après une seule journée de grève le 1er novembre dernier, les éboueurs du SIOM sont empêchés de travailler normalement depuis le 2 novembre 2018. En effet, la société SEPUR ( pas vraiment !!!), nouvellement en charge de la mission d'enlèvements des ordures, les prive de leur matériel de travail.

Suite à une période de deux mois de lock-out pur et après une deuxième distribution de feuille de paie négative imputant le retrait de la mutuelle, les éboueurs qui, en signe de bonne volonté avaient accepté sans garantie signée de suivre la formation initiale et reprendre le travail , se sont vus recevoir des camions à moitié en état, voler leurs nouveau équipements dans leur locaux et de nouveau retirés leur accès au travail par SEPUR.

Cette situation impacte la collecte, le traitement et la valorisation des ordures ménagères des 21 communes du SIOM.

Notre réponse aux élus à leur lettre du 20 décembre émaillées d' informations fausses, non fondées ou incomplètes décrit l'état du dossier :

Mise au point du collectif en réponse à la lettre du 20 décembre des élus du SIOM


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Informations récentes sur SEPUR Appel de la CGT à un rassemblement solidaire le 17/01


Le syndicat a émis des propositions jus quà ce jour sans répons acceptable

Proposition de fin de Conflit du Syndicat des Eboueurs


SEPUR ne veut pas d'un établissement à Villejust



Nous appelons les Usagers, les Citoyens à renforcer leur solidarité et leur soutien aux éboueurs

en les aidant financièrement :
https://www.leetchi.com/c/caisse-de-soutien-des-ebouers-du-siom
• Passez directement au SIOM déposer vos dons aux salariés.

en signant la pétition (déjà plus de 5000 signatures) :
https://www.change.org/p/au-président-et-aux-élus-du-siom-soutien-aux-salariés-mobilisés-du-siom-de-la-vallée-de-chevreuse

en rejoignant le collectif : soutien-des-eboueurs-du-siom-ag-orsay@googlegroups.com

en suivant les actions de éboueurs: https://www.facebook.com/eboueurs.villejust

En participant aux actions sur les marchés aux remise des voeux des maires en distribuant notre mise au point






Les élus du SIOM pouvaient-ils ignorer les antécédents de la société SEPUR ?

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Il suffisait de feuilleter la presse, ne serait-ce que sur les deux dernières années.
Ils ont préféré fermer les yeux, sans se demander à quoi ils condamnaient les salariés du site de Villejust.
Et maintenant, ils disent que SEPUR a été “mieux-disante”, qu’il faut respecter le marché signé avec cette société.

Offrons-leur cette petite revue de presse

(sources : Le Parisien, CGT, Libération, Buressois Unis & Solidaires)

7 février 2017 : 3 agents de l’inspection de travail assignés au tribunal correctionnel de Versailles relaxés en juillet 2017(suite à un rappel à la loi qu’avait effectué l’inspectrice du travail à SEPUR qui avait refusé de réintégrer pleinement un délégué du personnel FO licencié)

Mars 2017 : Pas de tournée sur les villes de l’EPT du Grand-Orly Seine Bièvre (Juvisy, Athis-Mons, Savigny-sur-Orge…). En janvier dernier, des chauffeurs de l’entreprise SEPUR étaient, rentrés au dépôt sans finir leurs tournées, jugeant qu’elles étaient « intenables ». Quatre d’entre eux ont alors été licenciés, ainsi que le chef du dépôt, « en poste depuis 23 ans ». Il y avait également eu cinq mises à pied.”

Mars 2017, Morangis :·Selon Michel Godon, délégué FO Coved, les salariés qui ont été repris par SEPUR vont perdre une partie de leurs acquis. « Ils sont repris avec la convention collective. SEPUR va récupérer 140.000 € gagnés sur le marché sur le dos des salariés : ils avaient 20 minutes de pause payées, c'est fini. En tout, on peut estimer qu'ils vont perdre 360 € nets par mois », annonce le syndicaliste.”

Juillet 2017, Gien : "Yann Dubosc (UDI) a fustigé le ramassage des déchets sur la commune, dont la délégation est attribuée au Sietrem (Syndicat intercommunal d’enlèvement et de traitement des résidus ménagers). « On ne peut pas continuer comme ça avec le nouvel opérateur (ndlr: SEPUR) choisi par le Sietrem. Régulièrement, une grande partie de la ville n’est pas ramassée. L’an dernier, la ville a récolté 600 t de déchets. »

Octobre 2017, à l’EPT Est Ensemble : Bondy, Bobigny, Noisy-le-Sec : "Depuis trois semaines, les habitants de Bondy, Bobigny et Noisy-le-Sec se plaignent de problèmes dans le ramassage des ordures. « En dix jours, on a reçu plus de 300 réclamations », assure Stéphane de Paoli, maire (UDI) de Bobigny". (24 juillet 2018: "Pour Gérard Cosme, le président d’Est Ensemble « Les moyens mis en œuvre par le SEPUR pour atteindre les résultats d’efficacité auxquels la société s’est engagée ne sont pas atteints ». La collectivité n’exclut pas de dénoncer le contrat si la situation dans les villes ne s’améliore pas.")

15 février 2018 : « Pourquoi une centaine de travailleurs sans papiers sont en grève depuis lundi ? » 6 entreprises incriminées dont la société de collecte d’ordures ménagères SEPUR à Wissous.

28 mars 2018 à Alfortville dans le Val-de-Marne "Suite au changement du titulaire du marché public de gestion des déchets, 14 des 58 salariés ont été mis sur le carreau", nouveau marché confié à SEPUR …

4 avril 2018, aux Mureaux dans les Yvelines : « Depuis mardi, des salariés de la société de collecte de déchets SEPUR ont entamé une grève illimitée »

9 avril 2018, à Sucy-Chennevières-Le Plessis dans le Val de Marne : « le sort de 11 éboueurs toujours incertain. Objet du conflit : une dizaine de salariés de SEPUR, qui assurait jusqu’ici la collecte, n’étaient pas repris par leur nouveau prestataire »
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Merci à Alban pour sa recherche.

Pour rappel, cela vient de loin


Sepur Alfortville (Octobre 2013)

Dès 4h30 du matin ce lundi 7 octobre, une dizaine d’éboueurs sans papiers de l'entreprise de propreté Sepur ont entamé une grève sur le site d’Alfortville, rapidement rejoints par une dizaine d’autres et soutenus par la CGT,
la fédération CGT Transports et l’Union départementale CGT 94. Objectif : réclamer à leur employeur des  CDI de 35 heures et l’accompagnement dans leur régularisation, c’est-à-dire la signature d’un formulaire Cerfa et surtout l’acquittement d’une taxe à l’OFII (Office français de l’immigration et l’Intégration).
«Les entreprises ont besoin de cette main d’œuvre migrante qui ne prend le travail de personne. Il est légitime que ces salariés aient les mêmes conditions de travail que les autres et ne soient pas cantonnés dans des CDD et missions interims à répétition, avec parfois un certain nombre d’heures supplémentaires non payées», motive Benjamin Amar, membre des instances départementales de la CGT. Pour l’instant, une discussion informelle s’est engagée entre la direction de l’entreprise de nettoyage et le syndicat.
La grève devrait se prolonger ce mardi 8 octobre.




Collecte pour soutenir financièrement les éboueurs

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Lien vers: https://www.leetchi.com/c/caisse-de-soutien-des-ebouers-du-siom




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