Le 10 mai, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire sur le fond


Communiqué de presse

Depuis le 1er novembre la société SEPUR a repris le marché de la collecte des ordures dans 17 communes de la vallée de Chevreuse et les dysfonctionnements s’accumulent. Pendant deux mois, les salariés ont été privés d’outils de travail par leur nouvel employeur et donc subi un lock-out, ce qui a eu pour conséquence une forte dégradation du service pour la population, un impact environnemental dégradé suite aux défauts de tri sélectif et une privation de salaire pour les employés.

Depuis début janvier, le travail a repris petit à petit dans des conditions intolérables. Les éboueurs sont envoyés avec des tracés de collecte inexploitables sur des tournées qui ne sont pas les leurs, les montants de leurs salaires varient d’un salarié et d’un mois à l’autre de manière inexplicable, beaucoup d'entre eux ont vu leur rémunération fortement diminuée, certains salariés subissent des pressions et des sanctions et SEPUR a demandé l’autorisation de ne pas respecter son obligation d’embaucher les salariés protégés (délégués syndicaux et travailleurs handicapés).

Le 10 mai, les prud’hommes devaient statuer sur la situation de lock-out dénoncée par les salariés mais le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire sur le fond. Le collectif citoyen de soutien aux éboueurs du SIOM tient à assurer les éboueurs de son entière solidarité. Le départage n’a donné raison ni aux salariés, ni à SEPUR. La décision du tribunal de renvoyer une nouvelle fois l’affaire montre que, malgré sa force de frappe, SEPUR n’a pas été en mesure de convaincre les juges. L’importance de l’affaire et la notoriété de SEPUR rendraient-elles le dossier si sensible que la justice ne puisse pas trancher ? Les salariés se sont attaqués à un adversaire extrêmement puissant qui utilise tous les moyens, menaces et intimidations pour les écraser et les réduire au silence.

Le collectif assure les salariés de son soutien le plus total pour les accompagner dans la poursuite de leurs actions. Il continuera à intervenir auprès des élus du SIOM et des Maires, réels responsables de la situation et à informer les usagers. Il poursuivra le mouvement de solidarité sous toutes les formes possibles. Il amplifiera l’action pour exiger la dénonciation du contrat avec SEPUR, seule solution pour que les salariés puissent travailler dans des conditions satisfaisantes garantissant la qualité de service. Il interviendra pour des conditions de collecte, de tri et de recyclage assurant le respect de l’environnement.